14/05/2014

Appel à rassemblement de l'UPEM jeudi 15 mai 2014 à 12h30

Ce 15 mai l'UPEM manifestera avec l'UPEC en lutte, ensemble contre la
politique d'austérité, contre les projets de fusion et de ComUE, pour une
université de service public ambitieuse, démocratique et coopérative.
 
Rassemblement devant la présidence de l'UPEM le 15 mai à 12h30 devant 
le bâtiment Bois de l'Etang <http://paris.demosphere.eu/rv/33351>), avant
le départ groupé vers Paris pour la manifestation de défense de la Fonction 
publique.

Pour un Service Public ambitieux, démocratique et coopératif
Non à la FUSION ! Alerte à la COMUE ! 

Le 26 juin prochain se décidera l'avenir de l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée (UPEM) par un double vote de son Conseil d'Administration. Ses dirigeants ont prévu de soumettre l'UPEM à l'autorité d'une « ComUE » et d'engager sa fusion avec l'université de Créteil (UPEC). Leurs présidents reconnaissent ces transformations comme radicales, coûteuses et risquées, et pourtant, ils imaginaient les mener à bien sans prendre en compte l'avis des personnes concernées, à savoir les personnels et étudiant-es. Les négociateurs sont même priés de ne pas diffuser les futurs statuts ! Malheureusement pour eux, les personnels des deux universités se sont emparés du sujet. Ils se mobilisent aujourd'hui pour une autre vision de l'Université à l'est de Paris.
Les présidents imaginent créer une assez grosse entité pour diluer les déficits, arracher les subventions d'exception et attirer investisseurs, élèves et professeurs d'élite. Autrement dit, ce projet a pour but de renforcer la bureaucratie dans une visée comptable et marchande. A l'UPEM, l'Assemblée Générale des personnels, l'intersyndicale et diverses composantes de l'université expriment une autre ambition : renforcer les innovations impulsées par son personnel, y compris dans leurs collaborations avec l'UPEC et les grandes écoles de l'Est francilien, avec comme objectif de promouvoir un Service Public de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, démocratique, de qualité, pour toutes et tous.
Les présidents affirment qu'il n'y a pas d'alternative légale à la fusion et à la ComUE. Les personnels savent qu'il y a des alternatives, dans une « association » dynamique d'établissements autonomes. L'association permet d'éviter les écueils de la fusion et de la ComUE. En partant des besoins et des projets concrets, elle permet d'accompagner les deux établissements vers un Service Public ambitieux, démocratique et non concurrentiel. D'autres universités ont déjà fait ce choix plein de bon sens. Le moment viendra ensuite peut-être dans le respect des deux établissements, de leurs personnels et de leurs étudiant-es de faire évoluer l'UPEM et l'UPEC vers un nouveau modèle. A l'inverse de l'actuel passage en force qui ne produira que désorganisation, souffrance, mépris et défiance généralisée.
Nous n'avons pas les moyens de communication dont dispose l'administration, mais nous sommes nombreux-ses, convaincu-es et déterminé-es. La majorité du personnel se mobilise, par dizaines dans les AG et rassemblements, par centaines comme pétitionnaires. Nous mobiliserons les étudiant-es, qui ignorent souvent l'existence même de ces projets. Nous nous allierons à Paris 8, Paris 1 et aux autres universités en lutte contre les fusions et les ComUE. En particulier, nous lutterons au côté des personnels de l'UPEC, qui défendent la même idée d'un Service Public coopératif, loin des logiques comptables et de privatisation rampante.
Deux AG réunies par l'Intersyndicale (CGT, CNT, FSU, SOLIDAIRES) les 25 mars et 25 avril ont permis de comprendre les conséquences de la loi Fioraso et de questionner le projet de la Présidence. Nous étions dubitatif-ves et critiques d'un passage en force avec une consultation sans choix possible. Nous sommes maintenant collectivement convaincu-es que leur projet est contre-productif et anti-démocratique. C'est sans surprise que cette dernière AG s'est prononcée à l'unanimité moins une voix contre la fusion, à l'unanimité moins une voix pour obtenir des éclaircissements sur la ComUE, à l'unanimité pour continuer à lutter pour obtenir un vrai processus démocratique et à une large majorité pour mener des actions d'opposition au projet de la Présidence et de notre ministère de tutelle. Depuis, l'Intersyndicale a récupéré les statuts de la ComUE, qui confirment les craintes de l'AG : il y a alerte à la ComUE !
→ Un rassemblement aura lieu le 15 mai lors la journée nationale de défense de la Fonction publique, sacrifiée par la politique libérale du gouvernement. Une autre AG à laquelle les élu-es au CA sont invité-es à débattre est prévue le 22 mai entre une réunion officielle d'information et un CA de l'UPEM. Nous sommes déterminé-es à sauver le Service Public de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche contre une fusion et une ComUE qui bureaucratisent pour mieux privatiser.
Communiqué du 9 mai 2014 de l'intersyndicale
au nom de l'AG des personnels de l'UPEM

Contact: intersyndicale-upem@lists.riseup.net - Pétition: http://tinyurl.com/petition-fusion-upem - Infos : sauvonsluniversite.com

La fusion : un pur gâchis

La fusion n'est simplement pas envisageable, ni pour l'UPEM, ni pour l'UPEC. La fusion des services, des composantes, des formations, des statuts, des réglements, des contrats, des partenariats, des infrastructures matérielles et informatiques est une incroyable débauche d'énergie, de temps et d'argent. Elle génère beaucoup de souffrance au travail et dégrade le service rendu c'est-à-dire au final l'enseignement et la recherche.
De plus, contrairement à ce que suggère l'idée de mutualisations, une fusion ne permet pas d'économies mais impose des surcoûts bureaucratiques, 10 millions d'euros par an ou davantage, d'après une étude pour le ministère. Un tel effort ne peut être consenti dans le seul espoir de subventions très hypothétiques. Les défauts structurels que va engendrer ce processus se voient déjà dans les bureaucraties inefficaces et cyniques qui sévissent à Marseille, Bordeaux ou Metz.

La ComUE : anti-démocratique

La ComUE ne semble pas aussi brutale et insensée que la fusion mais elle s'avère encore plus dangereuse. Cette organisation verticale se superpose à la hiérarchie de chaque université et crée une vaste usine à gaz déconnectée des réalités quotidiennes. Elle permet tout simplement de destituer les acteurs universitaires de leur rôle et de soumettre les équipes d'UFR, les instituts de formation, les laboratoires, les écoles doctorales, les services fonctionnels, les étudiant-es et les établissements eux-mêmes aux choix de la ComUE qui sera maîtresse du financement public et privé.
Or ces choix seront faits dans des conseils opaques et sans contrôle démocratique. Parmi les 3 conseils de la ComUE, le Conseil Académique n'a pas de pouvoir. Le Conseil des Membres met à égalité les universités et les établissements publics et privés. Les présidents élus d'universités auraient 2 voix (ou 1 voix avec la folle fusion UPEC-UPEM) face à 5 (bientôt 10 voire 20) directeurs nommés : pas même la minorité de blocage au changement des statuts avec transfert de compétences. Enfin, le Conseil d'Administration est contrôlé par les dirigeants des établissements membres et leurs partenaires extérieurs. Nous venons de découvrir les statuts préparés pour nous et négociés sans nous : le CA compterait 38 membres dont seulement la moitié serait élue. 10 représentant-es pour les enseignant-es-chercheur-es, 5 pour les « usagers » (étudiant-es et thésard-es), quand les personnels se contenteraient de 4 élu-es sur 38. Au moins, les personnels ne freineront pas ces restructurations où elles et ils ont tout à perdre et rien à gagner ! L'autre moitié du CA est nommée : les autres sièges sont distribués à 7 représentant-es des directions des établissements membres de la ComUE, à 6 personnalités nommées par ces 7 premiers représentants, à 3 représentant-es du milieu économique et 3 pour les collectivités territoriales.
L'intérêt de l'Université se voit dilué dans des négociations opaques entre groupes de pression, établissements privés, partenaires extra-universitaires, investisseurs et divers ministères. Dans la future ComUE Université Paris-Est, les acteurs de la recherche mis en minorité dans ces conseils n'auraient plus le contrôle des orientations stratégiques, de l'école doctorale ni des importants financements d'excellence (Labex, Idex, Equipex). Par contre, les partenaires extérieurs seraient associés aux groupes de coordination stratégique de l'enseignement et de la recherche. Dès que la ComUE décidera d'élargir ses compétences, le contenu même des formations serait mis à l'épreuve sans que les enseignant-es aient leur mot à dire, et les étudiant-es seraient impuissant-es face à l'augmentation de leurs frais d'inscription.
En effet, une ComUE peut s'approprier les compétences de ses membres, par simple vote majoritaire du CA après approbation des deux-tiers du Conseil des Membres. Au fur et à mesure, la ComUE peut donc se transformer elle-même en une véritable université, mais une université anti-démocratique. A l'inverse, l'association laisse aux universités le contrôle de la formation et de la recherche.

L'association : l'alternative légale

L'association permet d'éviter les écueils de la fusion et de la ComUE. Si la collaboration a ses vertus, le regroupement institutionnel d'universités et d'établissements n'est pas a priori une bonne solution. Son imposition généralisée par les lois Pécresse puis Fioraso est donc nuisible. Le regroupement par association n'est pas désirable en soi mais il neutralise la nocivité de ces lois.
D'une part, l'association évite l'harmonisation si coûteuse et la mutualisation si violente. Elle préserverait l'UPEM et ses associés d'une incroyable déperdition d'énergie qu'ils pourraient investir en fonction des besoins concrets et projets communs pour évoluer ensemble vers un Service Public de qualité pour tou-te-s. Ce fut la raison du choix des universités de Lille.
D'autre part, l'association laisse tout son pouvoir à chaque établissement, y compris celui de sortir de l'association ou de la renforcer. Des compétences peuvent être partagées mais elles sont transférées à l'unanimité des membres associés. L'établissement coordinateur n'a pas de pouvoir supplémentaire et la coordination de l'association peut être réalisée à tour de rôle.
L'association laisserait donc à l'UPEM le contrôle de son avenir. Le moment viendra peut-être pour les personnels et étudiant-es de faire évoluer l'UPEM et l'UPEC vers un modèle plus intégré. Démarche collaborative à l'opposé de l'insensé passage en force des présidences.


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29/04/2014

On a faim n°7 / Mai 2014




Sommaire :
  • edito : Parti « socialiste » ? Un mot de trop
  • Laurence (Parisot) aime les sucettes, les sucettes à l'ANI
  • L'expulsion de la CNT, la droite en a rêvé, la gôche le réussira-t-elle?
  • La guerre des universités
  • Le salaire socialisé c'est quoi ?
en téléchargement (format A3) ici :

23/03/2014

Pour un 1er mai en Banlieue à Noisy/Champs (93)


Pour en finir avec les mauvais jours…
RDV 10h30 : Dalle du Champy à Noisy le Grand (93)
RER A Noisy Champs (sortie coté champy)

Le gouvernement « socialiste » poursuit l'entreprise de démolition sociale engagée par son prédécesseur UMP. Les attaques contre le monde du travail, la jeunesse, et les classes populaire déferlent les unes après les autres. La casse sociale s’apparente à une braderie généralisée où le moindre acquis arraché de hautes luttes par nos anciens est désormais dans le collimateur des vautours de la finance et du patronat. 

Pour faciliter les licenciements économiques, la loi a été modifiée. Pour dézinguer la sécurité sociale, 30 milliards ont été offerts au patronat sans contre partie. Pour démolir les services publics, les notions de rentabilité et de contrôle social ont été généralisées. Pour battre en brèche les retraites, la durée de cotisation a été allongée. Pour lutter contre le chômage, la précarité s’est institutionnalisée. 

Cette déferlante de mauvais coups fragilise le niveau de vie des classes populaires. La crise s’est inscrite dans la durée. La vie chère n’est malheureusement pas un slogan mais une réalité pour bon nombre d’entre nous. Les loyers ou les prix en supermarché sont devenus affolants. Quand les fins de mois étaient difficiles hier, elles le sont désormais bien plus tôt… Nous avons tous un proche au chômage ou en contrat de courte durée qui alterne les convocations à Pole emploi, les missions d’intérim et les CDD non renouvelables… Est ce là le modèle de société que nous souhaitons léguer aux nouvelles générations ? 

Pendant ce temps, le mécontentement gronde, mais trop d’entre nous se trompent de colère. La division et les diversions racistes, sexistes et homophobes organisées par la droite réactionnaire et l’extrême droite détournent une partie de la colère populaire. Le patronat, les spéculateurs, les gros propriétaires et le monde de la finance peuvent dormir tranquille et poursuivre leurs petites opérations antisociales. 

Pour en finir avec les mauvais jours, pour renverser la tendance, interdire les licenciements, titulariser les précaires de la fonction publique et du privé, sauver nos retraites et la Sécurité Sociale, pour en finir avec les discours racistes et sexistes, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et le renforcement des solidarités. Il est temps, de s'organiser et d'engager le bras de fer contre le capitalisme et le patronat pour reprendre ce qu'ils nous ont volé. 

Pour nous, la solidarité est une arme. Face à leur crise, nous entendons faire vivre l'entraide. Ne restons pas seuls face à un licenciement, un avis de radiation du Pôle Emploi, une ordonnance d'expulsion du territoire... Unissons-nous et battons-nous ! Ici à Marne la Vallée, un regroupement de syndicats, d'associations et d'organisations politiques a décidé de célébrer pour la 3e année consécutive le 1er mai en banlieue, au plus près de nos lieux de travail, de vie ou d'étude. 

Ce 1er mai 2014, nous invitons les travailleur-se-s, les chômeurs-se-s, les précaires, les retraité-e-s, les jeunes, les habitant-e-s des quartiers populaires avec ou sans papiers de Marne la Vallée et alentours à descendre dans la rue pour participer à cette marche fraternelle et offensive et à se rendre à la manifestation l'après-midi à Paris !

08/03/2014

Manifestation le 15 mars 2014 pour le Paris populaire et la défense du 33 rue des Vignoles

Le Paris populaire veut vivre.
La mairie de Paris s'apprête à le tuer.

Le 33 rue des Vignoles, local de la CNT, de l’Association Flamenco en France, d’artistes et d’artisans, lieu de vie ouvert sur le quartier, est dans la ligne de mire de la ville de Paris. Par un courrier d‘octobre 2013, nous apprenions que la Mairie de Paris décidait de mettre fin aux discussions constructives qui avaient lieu depuis 2011, ayant pour objectif le maintien du lieu et de ses activités. La Mairie y préfère un projet immobilier, certainement plus rentable, véhiculant une population plus aisée, plus cadrée, plus en adéquation avec ce qu’elle aimerait que soit notre ville : des quartiers bourgeois, réservés aux couches moyennes, sans vie, au service de la production, du commerce et de la finance. Mais c’est à nous de choisir ce qu’est et sera notre ville !

Nous appelons à une manifestation en direction de la mairie du XXe le samedi 15 mars 2014 à 15 h 30. Notre objectif est d'alerter et d'informer les habitants du XXe à propos de la menace d'expulsion du 33 rue des Vignoles.

Départ du 33 rue des Vignoles le samedi 15 mars 2014 à 15 h 30
Arrivée : mairie du XXe - Gambetta

Prises de parole : place de la Réunion, hôpital Tenon, Père-Lachaise (côté Gambetta)
Concert de Dubamix place Gambetta

Le Paris populaire veut vivre | Lettre d'info de la CNT en région parisienne

Un reportage de Télé Bocal (télévision associative d'Ile-de-France) sur la manifestation du 15 mars 2014 pour la défense du Paris populaire et du 33 rue des Vignoles : Le Paris populaire veut vivre : reportage de « Télé Bocal » - CNT Secteur Vidéo

26/02/2014

Appel pour la défense du 33 rue des Vignoles et la création d’un comité de soutien

Vingt ans après : les locaux syndicaux de la CNT comme la présence des associations culturelles et artistiques au 33 rue des Vignoles sont à nouveau menacés.

Le 33 rue des Vignoles, siège des locaux de la CNT, mais aussi espace occupé par des artistes et l'Association Flamenco en France, un artisan, lieu de vie ouvert sur la quartier, est dans la ligne de mire de la ville de Paris. Cette offensive date du mois d'octobre 2013 par un courrier mettant fin, de manière unilatérale, aux échanges en cours depuis 2011 qui avaient comme objet de définir les modalités d'un maintien dans les lieux des différents occupants, et qui avaient défini plusieurs pistes de travail.

ALERTE ET MOBILISATION


En 1996, la mobilisation des habitants du quartier, d'associations, de soutiens divers et de la CNT avait fait reculer Tibéri. En 2014, nous appelons à une défense collective et unitaire de ce lieu de luttes syndicales et sociales, avec des locaux autogérés, carrefour internationaliste permanent (solidarité avec le Chiapas, accueil d'antifascistes grecs, de militants-e-s du Maghreb, etc.), permettant l'expression d'une contre-culture militante (débats, concerts, etc.).

CONSTITUTION D'UN COMITÉ DE SOUTIEN


Nous appelons les syndicats, associations, organisations, artistes, habitants-es du quartier, à rejoindre le Comité de soutien dont la base est l'exigence du maintien dans les lieux des occupants du 33 rue des Vignoles, revendication s'inscrivant dans le cadre de la défense d'un quartier populaire.

Les signataires de cet appel s'engagent à populariser cette lutte et à participer aux mobilisations qui s'avéreront nécessaires pour mettre en échec cette nouvelle tentative d'exclusion n'obéissant qu'aux règles du marché de l'immobilier à Paris.

RÉUNION CONSTITUTIVE DU COMITÉ DE SOUTIEN
LE MARDI 4 MARS 2014 À 19 HEURES
AU 33, RUE DES VIGNOLES 75020 PARIS
MÉTRO : AVRON, BUZENVAL, NATION.

Au cas où il ne vous serait pas possible de vous déplacer à cette date, vous pouvez signer cet appel : http://www.cnt-f.org/appel-pour-la-defense-du-33-rue-des-vignoles-et-la-creation-d-un-comite-de-soutien.html?id_evenement=56

24/12/2013

Se défendre face à Pôle Emploi

Différents collectifs de chômeuses et précaires se sont rencontrés à plusieurs reprises en 2012 et 2013 pour partager leurs expériences et envisager des actions coordonnées. Au cours de ces rencontres s’est développée l’idée de la rédaction commune d’un guide donnant des éléments pour “Se défendre face à Pôle emploi”. Dans un contexte où nous sommes soigneusement maintenues dans l’ignorance de nos droits, le pouvoir des institutions de gestion de la précarité apparaît trop souvent comme absolu. Comprendre leur logique permet de démystifier ce pouvoir et de commencer à être moins désemparé face à l’administration.

Pour autant, une bonne connaissance de ses droits ne saurait suffire à renverser le rapport de force. À chaque renégociation des conventions UNEDIC par les « partenaires sociaux » (syndicats dit "représentatifs" et organisations patronales), les droits des chômeuses sont un peu plus restreints. Et même pour faire appliquer ces maigres droits, il faut souvent batailler, sans que le résultat soit garanti. Reste que mener des actions à plusieurs permet de mieux s’en sortir, de se sentir moins fragiles et de faire éclater à un niveau public donc politique la violence de l’institution.

Nous considérons l’entraide, la solidarité, les rencontres et les luttes collectives, indispensables pour essayer de faire bouger les lignes là où le droit s’arrête, là où les conquêtes collectives se font détruire au profit la société-entreprise. L’isolement est la première arme de ce pouvoir.

Chaque samedi, retrouvez le guide pratique "Se défendre face à Pôle emploi" dans le dossier Chômage et précarité de la Confédération nationale du travail

Pour contacter un collectif participant à la rédaction du guide "Se défendre face à Pôle Emploi" (pour les adresses mail, changer "-at-" par @) :

Ariège (09) : C.A.F.C.A. (Collectif d'Autodéfense Face au Contrôle de l'Administration), réunion au squat du Palmier 59 avenue du Maréchal Foch à Saint Girons le premier samedi du mois à 14 h
contact : Cafca-at-riseup.net

Alès (30) : Exploités Énervés, permanences :
- au bar “Au Bon coin”, 2 rue Faubourg de Rochebelle (à côté de la Bourse du travail) le deuxième vendredi du mois
- à la bibliothèque “La Rétive”, 42 rue du faubourg d’Auvergne le quatrième vendredi du mois
Tables de presse au marché du Pré-St-Jean ou devant la CAF du quai Boissier de Sauvages
contact : exploitesenerves-at-riseup.net

Nancy (54) : La CRISE (Coordination Révoltée des Invisibles Solidaires Enragé-e-s), permanence au Centre Culturel Autogéré de Nancy, 69 rue de Mon Désert le jeudi de 15h à 18h
contact : lacrise-at-herbesfolles.org

Paris (75) : CIP-IDF (Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France) 13 bd de Strasbourg, 75010, métro Strasbourg Saint-Denis
contact : cap-at-cip-idf.org pour la permanence intermittents du spectacle
contact: permanenceprecarite-at-cip-idf.org pour la permanence précarité

Paris (75) : Stop-Précarité, cours gratuits de droit du travail à la Bourse du travail, 85 rue Charlot, métro République tous les premiers lundis du mois (sauf vacances scolaires ou jours fériés) de 19h00 à 21h00
contact : stopprecarite-at-gmail.com

Bagnolet (93) : Les CAFards, permanence au Rémouleur, 106 rue Victor Hugo à Bagnolet, métro Robespierre ou Gallieni le premier vendredi du mois de 16h30 à 19h30 (CAFé des CAFards)
contact : cafardsdemontreuil-at-riseup.net

Recours radiation : ce site est là parce que les droits des demandeurs d'emploi sont parfois sacrément mis à mal...
contact : rosecelavi-at-recours-radiation.fr

20/12/2013

La TVA "sociale" est un hold-up!

La TVA sociale qui n'a de social que le nom est une idée soufflée au gouvernent par le MEDEF. Concrètement, il s'agit d'alléger les prélèvements des employeurs destinés au financement de la protection sociale pour augmenter ceux des ménages. En faisant le choix d'augmenter la TVA au 1 janvier 2014, Hollande et sa clique prennent une fois de plus la responsabilité de saigner les classes populaires et d'aggraver "la vie chère". La TVA étant par nature l'impôt le plus injuste car payé par tous sans conditions de ressources.

Depuis près de 30 ans, la gauche comme la droite multiplient les cadeaux au patronat sous forme d'exonérations ou de réductions des cotisations sociales au prétexte de créer des emplois que nous n'avons jamais vu venir ! Naturellement, le financement de la protection sociale (santé, retraite, assurance chômage, allocations familiales) est progressivement menacé. L'objectif d'organiser la banqueroute ne fait plus aucun doute ! En détournant l'argent destiné à la protection sociale, l'Etat et le patronat créent les conditions qui permettent de justifier la casse de nos droits collectifs. Ce hold-up social est un moyen :

- de remettre en cause la socialisation des richesses sur laquelle a été fondée la protection sociale
- d'ouvrir la porte au secteur marchand.

Les mutuelles ou autres complémentaires retraites entendent en tirer profit en prônant l'assurance individuelle et le règne des inégalités sociales.

Pour la CNT, la lutte contre le chômage et la précarité ne passe pas par la multiplication des plans de rigueur et d'austérité mais par une véritable politique de redistribution des richesses et du temps de travail. Il est temps d'inverser le rapport de force, de s'attaquer réellement au grand patronat. Depuis trop longtemps les capitalistes et leurs laquais nous font payer l'addition. Contre les licenciements, les bas salaires, les temps partiels imposés, le chômage et la précarité, nous défendons le principe de solidarité. Nous entendons bien continuer à nous battre pour défendre une protection sociale forte financée par les cotisations sociales et gérée par les travailleurs eux-mêmes !