Si le chômeur est malheureux, ce n'est pas parce qu'il n'a pas de travail, mais parce qu'il n'a pas d'argent. Ne disons donc plus demandeur d'emploi mais "demandeur d'argent" ; plus "recherche active d'emploi", mais : "recherche active d'argent". Chômeurs heureux de Berlin : Rapport d'inactivité n°1, 1996
02/07/2014
28/06/2014
RENDEZ-VOUS MERCREDI 2 JUILLET 2014 pour soutenir UN SYNDICALISTE CONDAMNÉ POUR L’EXEMPLE À 40 000 € D’AMENDE !
RÉPRESSION CONTRE LE SYNDICALISME
PARCE QUE LE SYNDICALISME SE RÉAPPROPRIE LA FORCE DE PRODUCTION
PARCE QUE LE SYNDICALISME TOUCHE L’ARGENT DES DOMINANTS
PARCE QUE LE SYNDICALISME DÉRANGE LE CAPITAL
L’ÉTAT ET LE PATRONAT VEULENT LE MUSELER !
Le 23 mars 2013, un militant de la Confédération nationale du travail (CNT) a été condamné à 40 000 € de dommages et intérêts pour avoir bloqué la gare de Metz lors d’une manifestation durant le mouvement anti-CPE de 2006. Justice ciblée, justice de classe, il y avait ce jour-là 800 personnes sur les rails dont des membres du PS aujourd’hui élus. Rappelons que le CPE a été abandonné, en partie, par l’UMP alors au gouvernement, suite au mouvement social, ce qui prouve l’utilité et la légitimité de l’action.
Cette condamnation, au-delà d’être injuste, dans la mesure où elle fait porter à un seul individu (militant syndical évidemment) la responsabilité d’une décision collective mise en œuvre par 800 personnes, serait un signal fort envoyé contre le mouvement social. Le gouvernement et le patronat, par une justice de classe, souhaitent instaurer la peur pour nous faire taire.
De question prioritaire de constitutionnalité (QPC) en appel, cela fait plus de deux ans que la CNT emprunte le tortueux chemin judiciaire pour refuser cette injustice. La prochaine étape devant juger la recevabilité de l’appel de la condamnation à 40 000 € d’amende est fixée au 12 septembre 2014 au tribunal de Metz.
Rassemblement devant la SNCF
Place aux Étoiles,
La-Plaine-Saint-Denis,
à deux pas du RER Stade-de-France
Nombreuses prises de parole, rencontre avec des syndicalistes poursuivis de la CNT et de SUD
20 h 30 : 33 RUE DES VIGNOLES – 75020 PARIS
Rencontre avec des syndicalistes poursuivis, de la CNT et de SUD notamment
Projection du documentaire sur la lutte anti-CPE de 2006 Il s’agit de ne pas se rendre par Naïma Bouferkas et Nicolas Potin
Repas convivial et fraternel à prix libre
http://www.cnt-f.org/non-a-la-condamnation-d-un-syndicaliste-a-40-000-euros-d-amende-rendez-vous-le-2-juillet.html
PARCE QUE LE SYNDICALISME SE RÉAPPROPRIE LA FORCE DE PRODUCTION
PARCE QUE LE SYNDICALISME TOUCHE L’ARGENT DES DOMINANTS
PARCE QUE LE SYNDICALISME DÉRANGE LE CAPITAL
L’ÉTAT ET LE PATRONAT VEULENT LE MUSELER !
Le 23 mars 2013, un militant de la Confédération nationale du travail (CNT) a été condamné à 40 000 € de dommages et intérêts pour avoir bloqué la gare de Metz lors d’une manifestation durant le mouvement anti-CPE de 2006. Justice ciblée, justice de classe, il y avait ce jour-là 800 personnes sur les rails dont des membres du PS aujourd’hui élus. Rappelons que le CPE a été abandonné, en partie, par l’UMP alors au gouvernement, suite au mouvement social, ce qui prouve l’utilité et la légitimité de l’action.
Cette condamnation, au-delà d’être injuste, dans la mesure où elle fait porter à un seul individu (militant syndical évidemment) la responsabilité d’une décision collective mise en œuvre par 800 personnes, serait un signal fort envoyé contre le mouvement social. Le gouvernement et le patronat, par une justice de classe, souhaitent instaurer la peur pour nous faire taire.
De question prioritaire de constitutionnalité (QPC) en appel, cela fait plus de deux ans que la CNT emprunte le tortueux chemin judiciaire pour refuser cette injustice. La prochaine étape devant juger la recevabilité de l’appel de la condamnation à 40 000 € d’amende est fixée au 12 septembre 2014 au tribunal de Metz.
RENDEZ-VOUS MERCREDI 2 JUILLET 2014
17 h 00 : SIÈGE DE LA SNCFRassemblement devant la SNCF
Place aux Étoiles,
La-Plaine-Saint-Denis,
à deux pas du RER Stade-de-France
Nombreuses prises de parole, rencontre avec des syndicalistes poursuivis de la CNT et de SUD
20 h 30 : 33 RUE DES VIGNOLES – 75020 PARIS
Rencontre avec des syndicalistes poursuivis, de la CNT et de SUD notamment
Projection du documentaire sur la lutte anti-CPE de 2006 Il s’agit de ne pas se rendre par Naïma Bouferkas et Nicolas Potin
Repas convivial et fraternel à prix libre
http://www.cnt-f.org/non-a-la-condamnation-d-un-syndicaliste-a-40-000-euros-d-amende-rendez-vous-le-2-juillet.html
06/06/2014
Ensemble pour se défendre face à Pôle emploi
Ce vendredi 6 juin 2014, l'union locale de la Confédération nationale du travail (CNT) de Chelles et Marne-la-Vallée occupe l'agence Pôle emploi de Chelles. Nous vous proposons d'échanger autour d'un café, de vous informer sur vos droits et sur les recours possibles face :
• aux difficultés d'inscription pour toucher l'allocation-chômage ;
• aux radiations de la liste des demandeurs d'emploi effectuées par Pôle emploi à la suite d'une absence à une convocation dans leurs locaux. La sanction est extrêmement lourde : dès la première absence, le-la chômeur-se est tout simplement radié-e pour une période de 2 mois ;
• aux trop-perçus récupérés par Pôle emploi sans explications, sans information sur les droits éventuels de recours, sans que cet organisme n’ait besoin de justifier quoi que ce soit. Ces versements « indus » fabriqués par le logiciel de Pôle emploi font parfois suite à de multiples déclarations d’activités, pour une même période, qui ne coïncident pas tout à fait en terme de rémunération. La plupart du temps, il s'agit d'une erreur des services de Pôle emploi.
Chaque année, Pôle emploi procède à près de 500 000 radiations. Lorsque le couperet tombe, l'allocation-chômage est suspendue pour une durée de 2 mois et sera difficile ensuite à récupérer. Durant cette période, le-la chômeur-se radié-e devra se démerder pour continuer à vivre, à se loger, à se nourrir, à payer ses factures, et ne parlons même pas de l'accès aux loisirs. Pour Pôle emploi, ce-tte chômeur-se n'est qu'un chiffre, une statistique parmi tant d'autres, permettant aux agents de déshumaniser les situations et d'appliquer à la lettre des directives visant à contrôler et à punir les classes populaires privées d'emploi.
Dans un contexte où nous sommes soigneusement maintenu-es dans l’ignorance de nos droits, le pouvoir des institutions de gestion de la précarité apparaît trop souvent comme absolu. Quiconque a affaire à Pôle emploi ou à la Caisse d'allocations familiales (CAF) sait de quoi il s’agit. C’est l’Etat qui remet à un agent le soin de décider des moyens de subsistance d’un autre humain. Ce sont des calculs comptables qui font oublier les vies derrière les chiffres. Ce sont des règles d’indemnisation opaques, arbitraires, rarement explicitées et qui excluent plus de la moitié des chômeur-ses de l’allocation. C’est le mépris et le soupçon avec lesquels on traite quiconque dépend d’une institution pour ses revenus. C’est transformer les droits sociaux en dettes individuelles, et réduire par-là tout horizon, toute capacité à se projeter.
Le service s'est considérablement dégradé avec :
• la privatisation de la plupart des prestations proposées par Pôle emploi ;
• la dématérialisation des inscriptions par les appels à la plate-forme téléphonique du 39-49 ;
• la dématérialisation des courriers adressés aux chômeur-ses par Pôle emploi. Ce sont des convocations qui n'arrivent pas, ou qui apparaissent et disparaissent de l’« espace personnel » du-de la chômeur-se sur le site Internet de Pôle emploi, des bugs en tout genre, des « problèmes techniques » qui ont pour conséquences, entre autres, des radiations pour « absence à convocation » alors que les intéressé-es n'ont pas vu ladite convocation, ni sur leur « espace personnel », ni ailleurs ; pas plus que l'avertissement avant radiation qui les informe de la sanction ainsi enclenchée et leur laisse 15 jours pour s'expliquer. Aucun texte légal ne prévoit expressément la possibilité d'ouvrir une telle procédure sur la base d'un simple envoi de message électronique. Le médiateur national de Pôle emploi recommande d'ailleurs d'abroger les radiations pour « absence à convocation » au profit d'un dispositif de « graduation ou de sursis ».
Les conflits entre l'administration et ses « clients » se sont multipliés. Pour faire appliquer nos maigres droits, il faut souvent batailler, sans que le résultat soit garanti. Bataillons donc ensemble, car l’isolement de chacun-e est la première arme de ce pouvoir. Mener des actions à plusieurs permet de mieux s’en sortir, de se sentir moins fragiles et de faire éclater à un niveau public, donc politique, le scandale de la violence de l’institution. Nous considérons l’entraide, la solidarité, les rencontres et les luttes collectives indispensables pour essayer de faire bouger les choses, reprendre ce qu’on nous doit là où le droit s’arrête, reconquérir des droits là où les conquêtes collectives se font détruire au profit de la société-entreprise.
Nous, union locale de la Confédération nationale du travail (CNT) de Chelles et Marne-la-Vallée, sommes là ce vendredi 6 juin 2014 pour régler la situation de 2 chômeurs victimes une nouvelle fois de l'incurie des services de Pôle emploi. Nous demandons qu'une personne fasse l'étude sur place de ces 2 dossiers qui concernent une radiation et un trop-perçu de 3 300 euros. A travers ces 2 situations, nous dénonçons le mépris et la stigmatisation des chômeurs-ses qui sont à l'œuvre dans le débat public. Si vous êtes victime de contrôles, de sanctions ou de radiations, contactez-nous ou passez directement à l’une de nos permanences au 1 bis, impasse Emilie, à Chelles (à 200 m de la gare RER de Chelles-Gournay), chaque mercredi de 18 heures à 19 heures.
• aux difficultés d'inscription pour toucher l'allocation-chômage ;
• aux radiations de la liste des demandeurs d'emploi effectuées par Pôle emploi à la suite d'une absence à une convocation dans leurs locaux. La sanction est extrêmement lourde : dès la première absence, le-la chômeur-se est tout simplement radié-e pour une période de 2 mois ;
• aux trop-perçus récupérés par Pôle emploi sans explications, sans information sur les droits éventuels de recours, sans que cet organisme n’ait besoin de justifier quoi que ce soit. Ces versements « indus » fabriqués par le logiciel de Pôle emploi font parfois suite à de multiples déclarations d’activités, pour une même période, qui ne coïncident pas tout à fait en terme de rémunération. La plupart du temps, il s'agit d'une erreur des services de Pôle emploi.
Chaque année, Pôle emploi procède à près de 500 000 radiations. Lorsque le couperet tombe, l'allocation-chômage est suspendue pour une durée de 2 mois et sera difficile ensuite à récupérer. Durant cette période, le-la chômeur-se radié-e devra se démerder pour continuer à vivre, à se loger, à se nourrir, à payer ses factures, et ne parlons même pas de l'accès aux loisirs. Pour Pôle emploi, ce-tte chômeur-se n'est qu'un chiffre, une statistique parmi tant d'autres, permettant aux agents de déshumaniser les situations et d'appliquer à la lettre des directives visant à contrôler et à punir les classes populaires privées d'emploi.
Dans un contexte où nous sommes soigneusement maintenu-es dans l’ignorance de nos droits, le pouvoir des institutions de gestion de la précarité apparaît trop souvent comme absolu. Quiconque a affaire à Pôle emploi ou à la Caisse d'allocations familiales (CAF) sait de quoi il s’agit. C’est l’Etat qui remet à un agent le soin de décider des moyens de subsistance d’un autre humain. Ce sont des calculs comptables qui font oublier les vies derrière les chiffres. Ce sont des règles d’indemnisation opaques, arbitraires, rarement explicitées et qui excluent plus de la moitié des chômeur-ses de l’allocation. C’est le mépris et le soupçon avec lesquels on traite quiconque dépend d’une institution pour ses revenus. C’est transformer les droits sociaux en dettes individuelles, et réduire par-là tout horizon, toute capacité à se projeter.
Le service s'est considérablement dégradé avec :
• la privatisation de la plupart des prestations proposées par Pôle emploi ;
• la dématérialisation des inscriptions par les appels à la plate-forme téléphonique du 39-49 ;
• la dématérialisation des courriers adressés aux chômeur-ses par Pôle emploi. Ce sont des convocations qui n'arrivent pas, ou qui apparaissent et disparaissent de l’« espace personnel » du-de la chômeur-se sur le site Internet de Pôle emploi, des bugs en tout genre, des « problèmes techniques » qui ont pour conséquences, entre autres, des radiations pour « absence à convocation » alors que les intéressé-es n'ont pas vu ladite convocation, ni sur leur « espace personnel », ni ailleurs ; pas plus que l'avertissement avant radiation qui les informe de la sanction ainsi enclenchée et leur laisse 15 jours pour s'expliquer. Aucun texte légal ne prévoit expressément la possibilité d'ouvrir une telle procédure sur la base d'un simple envoi de message électronique. Le médiateur national de Pôle emploi recommande d'ailleurs d'abroger les radiations pour « absence à convocation » au profit d'un dispositif de « graduation ou de sursis ».
Les conflits entre l'administration et ses « clients » se sont multipliés. Pour faire appliquer nos maigres droits, il faut souvent batailler, sans que le résultat soit garanti. Bataillons donc ensemble, car l’isolement de chacun-e est la première arme de ce pouvoir. Mener des actions à plusieurs permet de mieux s’en sortir, de se sentir moins fragiles et de faire éclater à un niveau public, donc politique, le scandale de la violence de l’institution. Nous considérons l’entraide, la solidarité, les rencontres et les luttes collectives indispensables pour essayer de faire bouger les choses, reprendre ce qu’on nous doit là où le droit s’arrête, reconquérir des droits là où les conquêtes collectives se font détruire au profit de la société-entreprise.
Nous, union locale de la Confédération nationale du travail (CNT) de Chelles et Marne-la-Vallée, sommes là ce vendredi 6 juin 2014 pour régler la situation de 2 chômeurs victimes une nouvelle fois de l'incurie des services de Pôle emploi. Nous demandons qu'une personne fasse l'étude sur place de ces 2 dossiers qui concernent une radiation et un trop-perçu de 3 300 euros. A travers ces 2 situations, nous dénonçons le mépris et la stigmatisation des chômeurs-ses qui sont à l'œuvre dans le débat public. Si vous êtes victime de contrôles, de sanctions ou de radiations, contactez-nous ou passez directement à l’une de nos permanences au 1 bis, impasse Emilie, à Chelles (à 200 m de la gare RER de Chelles-Gournay), chaque mercredi de 18 heures à 19 heures.
14/05/2014
Appel à rassemblement de l'UPEM jeudi 15 mai 2014 à 12h30
Ce 15 mai l'UPEM manifestera avec l'UPEC en lutte, ensemble contre la politique d'austérité, contre les projets de fusion et de ComUE, pour une université de service public ambitieuse, démocratique et coopérative.
Rassemblement devant la présidence de l'UPEM le 15 mai à 12h30 devant
le bâtiment Bois de l'Etang <http://paris.demosphere.eu/rv/33351>), avant le départ groupé vers Paris pour la manifestation de défense de la Fonction
publique.
Pour un Service Public ambitieux, démocratique et coopératif
Non à la FUSION ! Alerte à la COMUE !
Le 26 juin prochain se décidera l'avenir de l'Université Paris-Est
Marne-la-Vallée (UPEM) par un double vote de son Conseil
d'Administration. Ses dirigeants ont prévu de soumettre l'UPEM à
l'autorité d'une « ComUE » et d'engager sa fusion avec l'université de
Créteil (UPEC). Leurs présidents reconnaissent ces transformations comme
radicales, coûteuses et risquées, et pourtant, ils imaginaient les
mener à bien sans prendre en compte l'avis des personnes concernées, à
savoir les personnels et étudiant-es. Les négociateurs sont même priés
de ne pas diffuser les futurs statuts ! Malheureusement pour eux, les
personnels des deux universités se sont emparés du sujet. Ils se
mobilisent aujourd'hui pour une autre vision de l'Université à l'est de
Paris.
Les présidents imaginent créer une assez grosse entité pour diluer les déficits, arracher les subventions d'exception et attirer investisseurs, élèves et professeurs d'élite. Autrement dit, ce projet a pour but de renforcer la bureaucratie dans une visée comptable et marchande. A l'UPEM, l'Assemblée Générale des personnels, l'intersyndicale et diverses composantes de l'université expriment une autre ambition : renforcer les innovations impulsées par son personnel, y compris dans leurs collaborations avec l'UPEC et les grandes écoles de l'Est francilien, avec comme objectif de promouvoir un Service Public de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, démocratique, de qualité, pour toutes et tous.
Les présidents affirment qu'il n'y a pas d'alternative légale à la fusion et à la ComUE. Les personnels savent qu'il y a des alternatives, dans une « association » dynamique d'établissements autonomes. L'association permet d'éviter les écueils de la fusion et de la ComUE. En partant des besoins et des projets concrets, elle permet d'accompagner les deux établissements vers un Service Public ambitieux, démocratique et non concurrentiel. D'autres universités ont déjà fait ce choix plein de bon sens. Le moment viendra ensuite peut-être dans le respect des deux établissements, de leurs personnels et de leurs étudiant-es de faire évoluer l'UPEM et l'UPEC vers un nouveau modèle. A l'inverse de l'actuel passage en force qui ne produira que désorganisation, souffrance, mépris et défiance généralisée.
Nous n'avons pas les moyens de communication dont dispose l'administration, mais nous sommes nombreux-ses, convaincu-es et déterminé-es. La majorité du personnel se mobilise, par dizaines dans les AG et rassemblements, par centaines comme pétitionnaires. Nous mobiliserons les étudiant-es, qui ignorent souvent l'existence même de ces projets. Nous nous allierons à Paris 8, Paris 1 et aux autres universités en lutte contre les fusions et les ComUE. En particulier, nous lutterons au côté des personnels de l'UPEC, qui défendent la même idée d'un Service Public coopératif, loin des logiques comptables et de privatisation rampante.
Deux AG réunies par l'Intersyndicale (CGT, CNT, FSU, SOLIDAIRES) les 25 mars et 25 avril ont permis de comprendre les conséquences de la loi Fioraso et de questionner le projet de la Présidence. Nous étions dubitatif-ves et critiques d'un passage en force avec une consultation sans choix possible. Nous sommes maintenant collectivement convaincu-es que leur projet est contre-productif et anti-démocratique. C'est sans surprise que cette dernière AG s'est prononcée à l'unanimité moins une voix contre la fusion, à l'unanimité moins une voix pour obtenir des éclaircissements sur la ComUE, à l'unanimité pour continuer à lutter pour obtenir un vrai processus démocratique et à une large majorité pour mener des actions d'opposition au projet de la Présidence et de notre ministère de tutelle. Depuis, l'Intersyndicale a récupéré les statuts de la ComUE, qui confirment les craintes de l'AG : il y a alerte à la ComUE !
→ Un rassemblement aura lieu le 15 mai lors la journée nationale de défense de la Fonction publique, sacrifiée par la politique libérale du gouvernement. Une autre AG à laquelle les élu-es au CA sont invité-es à débattre est prévue le 22 mai entre une réunion officielle d'information et un CA de l'UPEM. Nous sommes déterminé-es à sauver le Service Public de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche contre une fusion et une ComUE qui bureaucratisent pour mieux privatiser.
Communiqué du 9 mai 2014 de l'intersyndicale
au nom de l'AG des personnels de l'UPEM
Contact: intersyndicale-upem@lists.riseup.net - Pétition: http://tinyurl.com/petition-fusion-upem - Infos : sauvonsluniversite.com
La fusion : un pur gâchis
La fusion n'est simplement pas envisageable, ni pour l'UPEM, ni pour l'UPEC. La fusion des services, des composantes, des formations, des statuts, des réglements, des contrats, des partenariats, des infrastructures matérielles et informatiques est une incroyable débauche d'énergie, de temps et d'argent. Elle génère beaucoup de souffrance au travail et dégrade le service rendu c'est-à-dire au final l'enseignement et la recherche.De plus, contrairement à ce que suggère l'idée de mutualisations, une fusion ne permet pas d'économies mais impose des surcoûts bureaucratiques, 10 millions d'euros par an ou davantage, d'après une étude pour le ministère. Un tel effort ne peut être consenti dans le seul espoir de subventions très hypothétiques. Les défauts structurels que va engendrer ce processus se voient déjà dans les bureaucraties inefficaces et cyniques qui sévissent à Marseille, Bordeaux ou Metz.
La ComUE : anti-démocratique
La ComUE ne semble pas aussi brutale et insensée que la fusion mais elle s'avère encore plus dangereuse. Cette organisation verticale se superpose à la hiérarchie de chaque université et crée une vaste usine à gaz déconnectée des réalités quotidiennes. Elle permet tout simplement de destituer les acteurs universitaires de leur rôle et de soumettre les équipes d'UFR, les instituts de formation, les laboratoires, les écoles doctorales, les services fonctionnels, les étudiant-es et les établissements eux-mêmes aux choix de la ComUE qui sera maîtresse du financement public et privé.Or ces choix seront faits dans des conseils opaques et sans contrôle démocratique. Parmi les 3 conseils de la ComUE, le Conseil Académique n'a pas de pouvoir. Le Conseil des Membres met à égalité les universités et les établissements publics et privés. Les présidents élus d'universités auraient 2 voix (ou 1 voix avec la folle fusion UPEC-UPEM) face à 5 (bientôt 10 voire 20) directeurs nommés : pas même la minorité de blocage au changement des statuts avec transfert de compétences. Enfin, le Conseil d'Administration est contrôlé par les dirigeants des établissements membres et leurs partenaires extérieurs. Nous venons de découvrir les statuts préparés pour nous et négociés sans nous : le CA compterait 38 membres dont seulement la moitié serait élue. 10 représentant-es pour les enseignant-es-chercheur-es, 5 pour les « usagers » (étudiant-es et thésard-es), quand les personnels se contenteraient de 4 élu-es sur 38. Au moins, les personnels ne freineront pas ces restructurations où elles et ils ont tout à perdre et rien à gagner ! L'autre moitié du CA est nommée : les autres sièges sont distribués à 7 représentant-es des directions des établissements membres de la ComUE, à 6 personnalités nommées par ces 7 premiers représentants, à 3 représentant-es du milieu économique et 3 pour les collectivités territoriales.
L'intérêt de l'Université se voit dilué dans des négociations opaques entre groupes de pression, établissements privés, partenaires extra-universitaires, investisseurs et divers ministères. Dans la future ComUE Université Paris-Est, les acteurs de la recherche mis en minorité dans ces conseils n'auraient plus le contrôle des orientations stratégiques, de l'école doctorale ni des importants financements d'excellence (Labex, Idex, Equipex). Par contre, les partenaires extérieurs seraient associés aux groupes de coordination stratégique de l'enseignement et de la recherche. Dès que la ComUE décidera d'élargir ses compétences, le contenu même des formations serait mis à l'épreuve sans que les enseignant-es aient leur mot à dire, et les étudiant-es seraient impuissant-es face à l'augmentation de leurs frais d'inscription.
En effet, une ComUE peut s'approprier les compétences de ses membres, par simple vote majoritaire du CA après approbation des deux-tiers du Conseil des Membres. Au fur et à mesure, la ComUE peut donc se transformer elle-même en une véritable université, mais une université anti-démocratique. A l'inverse, l'association laisse aux universités le contrôle de la formation et de la recherche.
L'association : l'alternative légale
L'association permet d'éviter les écueils de la fusion et de la ComUE. Si la collaboration a ses vertus, le regroupement institutionnel d'universités et d'établissements n'est pas a priori une bonne solution. Son imposition généralisée par les lois Pécresse puis Fioraso est donc nuisible. Le regroupement par association n'est pas désirable en soi mais il neutralise la nocivité de ces lois.D'une part, l'association évite l'harmonisation si coûteuse et la mutualisation si violente. Elle préserverait l'UPEM et ses associés d'une incroyable déperdition d'énergie qu'ils pourraient investir en fonction des besoins concrets et projets communs pour évoluer ensemble vers un Service Public de qualité pour tou-te-s. Ce fut la raison du choix des universités de Lille.
D'autre part, l'association laisse tout son pouvoir à chaque établissement, y compris celui de sortir de l'association ou de la renforcer. Des compétences peuvent être partagées mais elles sont transférées à l'unanimité des membres associés. L'établissement coordinateur n'a pas de pouvoir supplémentaire et la coordination de l'association peut être réalisée à tour de rôle.
L'association laisserait donc à l'UPEM le contrôle de son avenir. Le moment viendra peut-être pour les personnels et étudiant-es de faire évoluer l'UPEM et l'UPEC vers un modèle plus intégré. Démarche collaborative à l'opposé de l'insensé passage en force des présidences.
document au format PDF:
29/04/2014
On a faim n°7 / Mai 2014
Sommaire :
- edito : Parti « socialiste » ? Un mot de trop
- Laurence (Parisot) aime les sucettes, les sucettes à l'ANI
- L'expulsion de la CNT, la droite en a rêvé, la gôche le réussira-t-elle?
- La guerre des universités
- Le salaire socialisé c'est quoi ?
en téléchargement (format A3) ici :
23/03/2014
Pour un 1er mai en Banlieue à Noisy/Champs (93)
Pour en finir avec les mauvais jours…
RDV 10h30 : Dalle du Champy à Noisy le Grand (93)RER A Noisy Champs (sortie coté champy)
Le gouvernement « socialiste » poursuit l'entreprise de démolition sociale engagée par son prédécesseur UMP. Les attaques contre le monde du travail, la jeunesse, et les classes populaire déferlent les unes après les autres. La casse sociale s’apparente à une braderie généralisée où le moindre acquis arraché de hautes luttes par nos anciens est désormais dans le collimateur des vautours de la finance et du patronat.
Pour faciliter les licenciements économiques, la loi a été modifiée. Pour dézinguer la sécurité sociale, 30 milliards ont été offerts au patronat sans contre partie. Pour démolir les services publics, les notions de rentabilité et de contrôle social ont été généralisées. Pour battre en brèche les retraites, la durée de cotisation a été allongée. Pour lutter contre le chômage, la précarité s’est institutionnalisée.
Cette déferlante de mauvais coups fragilise le niveau de vie des classes populaires. La crise s’est inscrite dans la durée. La vie chère n’est malheureusement pas un slogan mais une réalité pour bon nombre d’entre nous. Les loyers ou les prix en supermarché sont devenus affolants. Quand les fins de mois étaient difficiles hier, elles le sont désormais bien plus tôt… Nous avons tous un proche au chômage ou en contrat de courte durée qui alterne les convocations à Pole emploi, les missions d’intérim et les CDD non renouvelables… Est ce là le modèle de société que nous souhaitons léguer aux nouvelles générations ?
Pendant ce temps, le mécontentement gronde, mais trop d’entre nous se trompent de colère. La division et les diversions racistes, sexistes et homophobes organisées par la droite réactionnaire et l’extrême droite détournent une partie de la colère populaire. Le patronat, les spéculateurs, les gros propriétaires et le monde de la finance peuvent dormir tranquille et poursuivre leurs petites opérations antisociales.
Pour en finir avec les mauvais jours, pour renverser la tendance, interdire les licenciements, titulariser les précaires de la fonction publique et du privé, sauver nos retraites et la Sécurité Sociale, pour en finir avec les discours racistes et sexistes, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et le renforcement des solidarités. Il est temps, de s'organiser et d'engager le bras de fer contre le capitalisme et le patronat pour reprendre ce qu'ils nous ont volé.
Pour nous, la solidarité est une arme. Face à leur crise, nous entendons faire vivre l'entraide. Ne restons pas seuls face à un licenciement, un avis de radiation du Pôle Emploi, une ordonnance d'expulsion du territoire... Unissons-nous et battons-nous ! Ici à Marne la Vallée, un regroupement de syndicats, d'associations et d'organisations politiques a décidé de célébrer pour la 3e année consécutive le 1er mai en banlieue, au plus près de nos lieux de travail, de vie ou d'étude.
Ce 1er mai 2014, nous invitons les travailleur-se-s, les chômeurs-se-s, les précaires, les retraité-e-s, les jeunes, les habitant-e-s des quartiers populaires avec ou sans papiers de Marne la Vallée et alentours à descendre dans la rue pour participer à cette marche fraternelle et offensive et à se rendre à la manifestation l'après-midi à Paris !
08/03/2014
Manifestation le 15 mars 2014 pour le Paris populaire et la défense du 33 rue des Vignoles
Le Paris populaire veut vivre.
La mairie de Paris s'apprête à le tuer.
Le 33 rue des Vignoles, local de la CNT, de l’Association Flamenco en France, d’artistes et d’artisans, lieu de vie ouvert sur le quartier, est dans la ligne de mire de la ville de Paris. Par un courrier d‘octobre 2013, nous apprenions que la Mairie de Paris décidait de mettre fin aux discussions constructives qui avaient lieu depuis 2011, ayant pour objectif le maintien du lieu et de ses activités. La Mairie y préfère un projet immobilier, certainement plus rentable, véhiculant une population plus aisée, plus cadrée, plus en adéquation avec ce qu’elle aimerait que soit notre ville : des quartiers bourgeois, réservés aux couches moyennes, sans vie, au service de la production, du commerce et de la finance. Mais c’est à nous de choisir ce qu’est et sera notre ville !
Nous appelons à une manifestation en direction de la mairie du XXe le samedi 15 mars 2014 à 15 h 30. Notre objectif est d'alerter et d'informer les habitants du XXe à propos de la menace d'expulsion du 33 rue des Vignoles.
Départ du 33 rue des Vignoles le samedi 15 mars 2014 à 15 h 30
Arrivée : mairie du XXe - Gambetta
Prises de parole : place de la Réunion, hôpital Tenon, Père-Lachaise (côté Gambetta)
Concert de Dubamix place Gambetta
Le Paris populaire veut vivre | Lettre d'info de la CNT en région parisienne
Un reportage de Télé Bocal (télévision associative d'Ile-de-France) sur la manifestation du 15 mars 2014 pour la défense du Paris populaire et du 33 rue des Vignoles : Le Paris populaire veut vivre : reportage de « Télé Bocal » - CNT Secteur Vidéo
La mairie de Paris s'apprête à le tuer.
Le 33 rue des Vignoles, local de la CNT, de l’Association Flamenco en France, d’artistes et d’artisans, lieu de vie ouvert sur le quartier, est dans la ligne de mire de la ville de Paris. Par un courrier d‘octobre 2013, nous apprenions que la Mairie de Paris décidait de mettre fin aux discussions constructives qui avaient lieu depuis 2011, ayant pour objectif le maintien du lieu et de ses activités. La Mairie y préfère un projet immobilier, certainement plus rentable, véhiculant une population plus aisée, plus cadrée, plus en adéquation avec ce qu’elle aimerait que soit notre ville : des quartiers bourgeois, réservés aux couches moyennes, sans vie, au service de la production, du commerce et de la finance. Mais c’est à nous de choisir ce qu’est et sera notre ville !
Nous appelons à une manifestation en direction de la mairie du XXe le samedi 15 mars 2014 à 15 h 30. Notre objectif est d'alerter et d'informer les habitants du XXe à propos de la menace d'expulsion du 33 rue des Vignoles.
Départ du 33 rue des Vignoles le samedi 15 mars 2014 à 15 h 30
Arrivée : mairie du XXe - Gambetta
Prises de parole : place de la Réunion, hôpital Tenon, Père-Lachaise (côté Gambetta)
Concert de Dubamix place Gambetta
Le Paris populaire veut vivre | Lettre d'info de la CNT en région parisienne
Un reportage de Télé Bocal (télévision associative d'Ile-de-France) sur la manifestation du 15 mars 2014 pour la défense du Paris populaire et du 33 rue des Vignoles : Le Paris populaire veut vivre : reportage de « Télé Bocal » - CNT Secteur Vidéo
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