24/12/2013

Se défendre face à Pôle Emploi

Différents collectifs de chômeuses et précaires se sont rencontrés à plusieurs reprises en 2012 et 2013 pour partager leurs expériences et envisager des actions coordonnées. Au cours de ces rencontres s’est développée l’idée de la rédaction commune d’un guide donnant des éléments pour “Se défendre face à Pôle emploi”. Dans un contexte où nous sommes soigneusement maintenues dans l’ignorance de nos droits, le pouvoir des institutions de gestion de la précarité apparaît trop souvent comme absolu. Comprendre leur logique permet de démystifier ce pouvoir et de commencer à être moins désemparé face à l’administration.

Pour autant, une bonne connaissance de ses droits ne saurait suffire à renverser le rapport de force. À chaque renégociation des conventions UNEDIC par les « partenaires sociaux » (syndicats dit "représentatifs" et organisations patronales), les droits des chômeuses sont un peu plus restreints. Et même pour faire appliquer ces maigres droits, il faut souvent batailler, sans que le résultat soit garanti. Reste que mener des actions à plusieurs permet de mieux s’en sortir, de se sentir moins fragiles et de faire éclater à un niveau public donc politique la violence de l’institution.

Nous considérons l’entraide, la solidarité, les rencontres et les luttes collectives, indispensables pour essayer de faire bouger les lignes là où le droit s’arrête, là où les conquêtes collectives se font détruire au profit la société-entreprise. L’isolement est la première arme de ce pouvoir.

Chaque samedi, retrouvez le guide pratique "Se défendre face à Pôle emploi" dans le dossier Chômage et précarité de la Confédération nationale du travail

Pour contacter un collectif participant à la rédaction du guide "Se défendre face à Pôle Emploi" (pour les adresses mail, changer "-at-" par @) :

Ariège (09) : C.A.F.C.A. (Collectif d'Autodéfense Face au Contrôle de l'Administration), réunion au squat du Palmier 59 avenue du Maréchal Foch à Saint Girons le premier samedi du mois à 14 h
contact : Cafca-at-riseup.net

Alès (30) : Exploités Énervés, permanences :
- au bar “Au Bon coin”, 2 rue Faubourg de Rochebelle (à côté de la Bourse du travail) le deuxième vendredi du mois
- à la bibliothèque “La Rétive”, 42 rue du faubourg d’Auvergne le quatrième vendredi du mois
Tables de presse au marché du Pré-St-Jean ou devant la CAF du quai Boissier de Sauvages
contact : exploitesenerves-at-riseup.net

Nancy (54) : La CRISE (Coordination Révoltée des Invisibles Solidaires Enragé-e-s), permanence au Centre Culturel Autogéré de Nancy, 69 rue de Mon Désert le jeudi de 15h à 18h
contact : lacrise-at-herbesfolles.org

Paris (75) : CIP-IDF (Coordination des intermittents et précaires d'Ile-de-France) 13 bd de Strasbourg, 75010, métro Strasbourg Saint-Denis
contact : cap-at-cip-idf.org pour la permanence intermittents du spectacle
contact: permanenceprecarite-at-cip-idf.org pour la permanence précarité

Paris (75) : Stop-Précarité, cours gratuits de droit du travail à la Bourse du travail, 85 rue Charlot, métro République tous les premiers lundis du mois (sauf vacances scolaires ou jours fériés) de 19h00 à 21h00
contact : stopprecarite-at-gmail.com

Bagnolet (93) : Les CAFards, permanence au Rémouleur, 106 rue Victor Hugo à Bagnolet, métro Robespierre ou Gallieni le premier vendredi du mois de 16h30 à 19h30 (CAFé des CAFards)
contact : cafardsdemontreuil-at-riseup.net

Recours radiation : ce site est là parce que les droits des demandeurs d'emploi sont parfois sacrément mis à mal...
contact : rosecelavi-at-recours-radiation.fr

20/12/2013

La TVA "sociale" est un hold-up!

La TVA sociale qui n'a de social que le nom est une idée soufflée au gouvernent par le MEDEF. Concrètement, il s'agit d'alléger les prélèvements des employeurs destinés au financement de la protection sociale pour augmenter ceux des ménages. En faisant le choix d'augmenter la TVA au 1 janvier 2014, Hollande et sa clique prennent une fois de plus la responsabilité de saigner les classes populaires et d'aggraver "la vie chère". La TVA étant par nature l'impôt le plus injuste car payé par tous sans conditions de ressources.

Depuis près de 30 ans, la gauche comme la droite multiplient les cadeaux au patronat sous forme d'exonérations ou de réductions des cotisations sociales au prétexte de créer des emplois que nous n'avons jamais vu venir ! Naturellement, le financement de la protection sociale (santé, retraite, assurance chômage, allocations familiales) est progressivement menacé. L'objectif d'organiser la banqueroute ne fait plus aucun doute ! En détournant l'argent destiné à la protection sociale, l'Etat et le patronat créent les conditions qui permettent de justifier la casse de nos droits collectifs. Ce hold-up social est un moyen :

- de remettre en cause la socialisation des richesses sur laquelle a été fondée la protection sociale
- d'ouvrir la porte au secteur marchand.

Les mutuelles ou autres complémentaires retraites entendent en tirer profit en prônant l'assurance individuelle et le règne des inégalités sociales.

Pour la CNT, la lutte contre le chômage et la précarité ne passe pas par la multiplication des plans de rigueur et d'austérité mais par une véritable politique de redistribution des richesses et du temps de travail. Il est temps d'inverser le rapport de force, de s'attaquer réellement au grand patronat. Depuis trop longtemps les capitalistes et leurs laquais nous font payer l'addition. Contre les licenciements, les bas salaires, les temps partiels imposés, le chômage et la précarité, nous défendons le principe de solidarité. Nous entendons bien continuer à nous battre pour défendre une protection sociale forte financée par les cotisations sociales et gérée par les travailleurs eux-mêmes !

15/06/2013

23/06 : Manifestation « Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le ! »

Manifestation « Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le ! »

Le 5 juin, des militants d'extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s'inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d'extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d'arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes. 




Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s'unir pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l'extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l'occasion pour eux d'être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes.

L'exclusion, le rejet de l'autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l'immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l'histoire en témoigne, conduisent au pire. L'Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. Au contraire, il est nécessaire d'agir avec détermination contre les commandos fascistes.

Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément dépasse le drame individuel. Agressions contre les lesbiennes, bi-es, gays et les personnes trans, contre les immigré-es et les personnes issu-es de l'immigration, les musulman-es, actes antisémites, violences envers des militant-es antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France comme à travers toute l'Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l'extrême-droite, de tout temps et en tous lieux.

Ce n'est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs face à l'avenir : 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements, fermetures d'entreprises... Face à l'explosion des inégalités et aux politiques d'austérité, il faut reconstruire l'espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses que nous produisons est fondamentale. L'extrême-droite est à l'opposé de ces valeurs.

Utiliser la mort de Clément serait méprisable. A contrario, c'est honorer sa mémoire que de dire publiquement et ensemble ses engagements syndicaux et antifascistes, et de poursuivre encore plus nombreux-euses et déterminés-es ses combats pour la liberté et une autre société. 


Unité contre le fascisme et l'extrême-droite ! Manifestation à Paris, dimanche 23 juin à 15h, Métro Opera
 

Des manifestations seront aussi organisées en commun dans d'autres villes. Nos organisations se réuniront de nouveau après la manifestation : éradiquer la menace fasciste nécessite un travail dans la durée et l'organisation de collectifs locaux. Nos organisations sont différentes, mais elles ont un point commun essentiel : le refus de l'intolérance, du nationalisme, de la haine, et de l'exclusion ; tout le contraire de ce que veut imposer l'extrême-droite !

Le fascisme et l'extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose. Leur système est basé sur la violence physique, la haine, l'asservissement des peuples.


Premiers signataires (au 14 juin) :



AC !, Act Up Paris, Action antifasciste Paris Banlieue, AFASPA, Alternative Libertaire, APEIS, ATMF, ATTAC France, CADAC, CEDETIM/IPAM, CGT Educ’action Versailles, CGT Educ’action Créteil, CNDF, CNT-f, CNT-SO, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Collectif CIVG Tenon, CONEX (Coordination nationale contre l’extrême droite), Collectif de Saint Denis contre le FN et l’extrême droite, Collectif VAN, Confédération paysanne, Convergence et Alternative, CGA, DAL, DIDF, Droits devant !!, EELV, FA, FASE, FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleur-euse-s- immigré-e-s), Fédération Anarchiste, FIDL, FSU, Fondation Copernic, GARçES, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, GISTI, Jeudi Noir, Justice et Libertés, L’appel et la pioche, La Horde, La LMDE, Les Alternatifs, Lesbian and Gay Pride Lyon, Les Debunkers, Les Effronté-e-s, Marche Mondiale des femmes, Marches européennes contre le chômage, MRAP, Mémorial 98, MJCF, MNCP, M’PEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Pink Bloc Paris, Ras l’Front Marne-la-Vallée, Ras l’Front 38, RedSkins Limoges, République et Socialisme, Réseau pour un avenir sans fascisme, SGEN-CFDT Académie de Versailles, SLU (Sauvons l’université), SNESUP-FSU, SNPTES-UNSA,  SNTRS-CGT, Solidaires Etudiant-Es, SOS Racisme, Sortir du colonialisme, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, UJFP, UNEF, Union syndicale Solidaires, UNL, UNSP, VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes)…

06/06/2013

A la memoire de Clement

 

Clément Méric, jeune brestois de 18 ans venu s'installer à Paris pour ses études, est mort hier sous les coups de l'extrême-droite radicale. À la sortie d'un magasin, il a été suivi et violemment attaqué, visiblement par des membres des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), groupuscule proche de Troisième voie.
Quelques heures plus tard, il est déclaré en mort cérébrale par les médecins de la Pitié-Salpêtrière.

Aujourd'hui, toute notre solidarité va vers la famille, les amis, les camarades de Clément, à tous ceux et toutes celles qui l'ont connu et qui ne l'ont pas connu mais qui seront là pour lui rendre hommage.
Ils ont tué l'un des nôtres. Un fils, un ami, un camarade, qui avait toute la vie devant lui. Cela aurait pu arriver à n'importe lequel d'entre nous. 

Plus que jamais, sur le terrain, dans les quartiers, dans les entreprises, nous lutterons, sur le plan politique, sur le plan syndical, social et humain, contre les idées de l'extrême droite et de ses alliés.
La CNT appelle l'ensemble des travailleuses et des travailleurs à la plus grande vigilance et à réagir à chaque situation où s'exprime le racisme, l'homophobie, le sexisme, l'autoritarisme. Sur nos lieux de travail et dans nos quartiers, ne laissons pas le venin de l'extrême-droite se répandre.

La CNT appelle à se joindre au rassemblement  appelé par l'AFA ce soir à 17h00 passage du Havre ainsi qu'à celui appelé à 18h30 sur la place Saint-Michel à Paris.parce que c’était un camarade.

Rouge est notre colère.
Noire est notre peine.
No pasaran.