01/05/2020

Revenir à la normalité, comme avant ?

Revenir « à la normalité », ce serait revenir à ce qui a provoqué la crise des soins.

L’État est en cause. C’est lui qui a conduit sa politique financière et comptable à l’instar des entreprises privées : pas de stock et achats en flux tendus.

Et tout occupé à rogner sur les « coûts » de l’hôpital, il ne s’est pas préoccupé de prévoir. Si le Covid 19 est nouveau, les épidémies non !

Voir le tract intitulé Revenir à la normalité, comme avant ?

22/03/2020

PANDEMIE : NON A L'UNION SACREE

Le responsable de la mort programmée ce n’est pas le coronavirus mais TOUS LES POUVOIRS QUI ONT SUPPRIME DES LITS, LIQUIDES DES EMPLOIS, choisit de faire une politique de profit et non de santé publique.

FACE A LA PANDEMIE : SOLIDARITE ET ENTRAIDE: OUI UNION SACREE : NON

Coronavirus : Soutien aux Précaires !

La pandémie de Covid-19 qui frappe en ce moment l’ensemble de la planète oblige les industries de la presse, des médias, de la culture et du spectacle à prendre, à l’instar des organisations d’événements attirant un public important, des mesures de télétravail, de report ou d’annulation d’activités. La pandémie, parce qu’elle menace directement la vie des personnes à la santé la plus fragile, oblige l’ensemble de la société à en prendre la pleine mesure. Nous en prenons acte.

Cette crise sanitaire interroge une nouvelle fois le mode de développement qui a cours à l’heure actuelle. La libre circulation des marchandises à travers l’ensemble du globe, au mépris de toute logique écologique, est donc aussi un enjeu sanitaire. Mais elle interroge aussi le mode de répartition des richesses qui a cours en économie capitaliste. Les professions de santé qui doivent engager une bataille sanitaire pour sauver le plus possible de vies le savent déjà bien assez. Casser le système de soin hérité des luttes des travailleuses et travailleurs, comme l’ensemble des conquêtes sociales, pour permettre à chacune et à chacun de vivre protégé de la misère et de la maladie, c’est se trouver dépourvu quand arrive une crise sanitaire.

Pour nous, travailleuses et travailleurs de la presse, des médias, de la culture et du spectacle, cette crise sanitaire et les mesures de confinement ont aussi une autre traduction : les annulations de publications, de spectacles, d’événements peuvent être pour les plus précaires d’entre nous des pertes de piges, de prestations et de cachets. Sans aucune garantie qu’il ne s’agisse que d’un report d’activité. Pour des travailleuses et travailleurs économiquement fragiles, il s’agirait d’abord d’une perte sèche de salaire que bien peu d’entre nous peuvent se permettre, mais ce serait aussi la perspective de longs et difficiles échanges avec les services compétents pour le décompte des heures cotisées et le renouvellement de nos droits.

Pour ces raisons, nous exigeons  :
★ Le maintien des salaires, et donc des piges, prestations, CDD et cachets prévus ou la compensation intégrale par l’État ;
★ La déclaration par les entreprises des arrêts de travail pour garde d’enfants et du chômage partiel pour tous les précaires ;
★ Le report des dates anniversaires pour les intermittents et intermittentes et le maintien inconditionnel des indemnités chômage ;
★ L’annulation des décrets sur l’assurance chômage qui ont dégradé les conditions et les montants d’indemnisation.

Aux difficultés subies à des degrés divers par l’ensemble de la population ne doit pas s’ajouter, pour nous, une plus grande inconnue sur notre avenir économique. Cette réalité est partagée par tous et toutes les travailleurs et travailleuses en contrats précaires, dans tous les domaines d’industrie.
Que toutes les mesures soient prises pour contrer cette pandémie et protéger les vies des plus fragiles. Mais que les travailleuses et travailleurs précaires ne soient pas une nouvelle fois les variables d’ajustement du système. Plus que jamais, travaillons tous et toutes, moins et autrement. Sans oublier de se syndiquer, pour ne pas rester seuls face aux difficultés à venir !

Coronavirus : soutien aux précaires !

19/03/2020

Fermeture de votre permanence syndicale

En raison des mesures prises par les princes et princesses qui nous gouvernent, votre permanence syndicale est fermée.

06/12/2019

Permanence syndicale fermée les mercredi 25 décembre 2019 et 1er janvier 2020

Notre permanence syndicale sera fermée les mercredi 25 décembre 2019 et 1er janvier 2020.

07/11/2019

L’état fixe les règles du régime d’assurance chômage

Les droits à indemnisation sont actuellement définis par le décret no 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage. Ce règlement d’assurance chômage constitue une version « transitoire », de la réglementation applicable aux salariés involontairement privés d’emploi dont la fin de contrat de travail intervient entre le 1 novembre 2019 et le 31 mars 2020 inclus, ou dont la procédure de licenciement est engagée au cours de cette même période.

Depuis l’après-guerre, le système d’assurance chômage était fondé sur deux principes :
  • une assurance collective,
  • un salaire socialisé.
Ce système était financé par des cotisations sur nos salaires. L’équilibre financier de la caisse d’assurance chômage, l’Unedic, cogérée par le patronat et les grandes confédérations syndicales est menacé par la croissance du nombre d’indemnisables qui exige, en toute logique, une augmentation des cotisations chômage à la hauteur du risque réel.

87% des embauches se font en CDD, 30 % des CDD ne durent qu’une seule journée (Dares, chiffres 2017). La majeure partie des salariés ne restent pas plus de deux ans chez le même employeur. Les patrons nous imposent l’hyper-flexibilité, la précarité, la discontinuité... c’est à eux de financer le risque chômage et tous les risques liés à nos contrats de travail. Il s’agit de défendre une assurance chômage juste, pour tous, qui ne laisse personne sans salaire ni allocation : un jour travaillé doit être payé et bien payé, un jour chômé doit être indemnisé avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire.

Les conditions des “négociations” de la convention d’assurance chômage sont scandaleuses. En amont de chaque négociation entre syndicats et patronat portant sur les règles de l’assurance chômage, le gouvernement fixe le cadrage budgétaire, les objectifs d’évolution des règles du régime d’assurance chômage et le délai dans lequel cette négociation doit aboutir. Autour de la table de négociations, aucune personne n’assure la défense et l’intérêt des chômeurs. Le patronat y est tout puissant : tout se passe au siège parisien du Medef (Mouvement des entreprises de France) et les seules propositions discutées sont les siennes. En fait de négociations, ce ne sont qu’interruptions interminables de séance permettant des conciliabules de couloirs et des arrangements bilatéraux hors de la salle.

A chaque négociation, les droits des chômeurs sont un peu plus restreints. Le patronat et les grandes confédérations syndicales attaquent les régimes d’indemnisations spécifiques aux métiers de l’intérim (annexe 4 supprimée en 2017) et du spectacle (annexes 8 et 10 progressivement vidées de leur contenu depuis 2013), des métiers par nature discontinus et précaires. Ce qu’ils attaquent c’est tout simplement l’existence d’un régime de protection sociale fondé sur la solidarité et la mutualisation. Le modèle d’indemnisation des intermittents, qui s’avérait, contre toute communication partisane, un excellent système ni plus ni moins déficitaire que les autres régimes, pourrait servir de modèle à l’accompagnement social des mutations du monde du travail. C’est cela que le patronat craint et attaque !

Le patronat et les grandes confédérations syndicales ont, d’un commun accord, choisi de confier à l’état le soin d’assurer un revenu minimal et une protection au rabais à ceux dont le travail ne veut plus. Ainsi est né, parallèlement au système d’assurance collective, un système financé par l’impôt (ASS, RSA, allocation des travailleurs indépendants et autres minima sociaux), que nos bureaucrates ont en toute bonne conscience baptisé “solidarité” quand il ne s’agit en fait que d’une forme de charité publique formalisée, intervenant dans les strictes limites imposées par la nécessité du maintien de la paix sociale.

Dans un pays où l’état est traditionnellement légitimé à intervenir pour garantir une certaine cohésion entre les classes, on ne s’étonne donc pas que les gouvernements successifs affichent "la lutte contre le chômage" comme une de leurs priorités. Ce discours leur permet surtout de contribuer à la baisse des salaires et à faire avancer la précarité en introduisant, à destination des chômeurs de longue durée, de multiples sous-statuts de salariés. Autrement dit, pas question de faire quoi que ce soit qui puisse remettre en cause l’utilité du chômage pour les détenteurs du capital. Étant donné l’importance de l’enjeu, on comprend bien que seul un rapport de forces impressionnant pourrait contraindre le gouvernement à un recul dans ce domaine.

La loi pour « la liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018 a changé le financement de l’assurance chômage. Les salariés ne se voient plus prélever aucune cotisation chômage sur leur salaire. Ce sont tous les Français qui contribuent à financer les allocations chômage, via un impôt - la CSG - directement versé à l’état qui en dispose à sa guise :
  • l’état décide quelle part de son budget doit être affectée au financement de l’assurance chômage,
  • l’état fixe les règles du régime d’assurance chômage par décret.
Le montant des allocations chômage baisse puisque les salariés n’y contribuent plus directement.

L’assistance par l’état s’opposant à la solidarité par la cotisation salariale, on aboutit au constat largement partagé que la réglementation de l’Unedic est une usine à gaz. En témoigne la naissance d’un minimum social baptisé allocation des travailleurs indépendants de 800 € par mois qui pourrait être accordé pendant 6 mois à condition de remplir ... 4 pages de conditions !

Comprendre la logique des règles d’indemnisation permet de démystifier le pouvoir des institutions de gestion de la précarité et de commencer à être moins désemparé face à l’administration. Pour tenter d’y parvenir, nous avons découpé ces règles en une quarantaine d’articles regroupés sous le titre Droits à indemnisation. Ces règles évoluant régulièrement, un certain nombre d’éléments sont réactualisés au fil du temps.

La gestion des caisses de la sécurité sociale par les salarié.es eux et elles-mêmes et leur financement par le salaire socialisé mettraient un terme à cette mystification. Bientôt un tel "Appel des Gilets jaunes" ?

02/10/2019

Nos conquêtes sociales ne sont pas négociables à la baisse

Il y a l’intox et les faits. Au nom d’un principe « universel », Macron et son gouvernement proposent de changer totalement le principe de nos retraites.

Au final, nous serons tous et toutes les perdant.es de cette réforme : le montant des pensions de toutes les professions va diminuer de plusieurs centaines d’euros !

lire le tract : Nos conquêtes sociales ne sont pas négociables à la baisse